La mort n’est pas un sujet tabou !

La mort au regard de l’Islam n’est pas considérée comme un tabou, un sujet qu’on évite d’en parler, un sujet qu’on craint d’évoquer et d’aborder dans nos discussions.

La mort doit être présente dans nos esprits, elle doit être notre souci et notre préoccupation majeure.On ne doit pas oublier la mort, elle doit être dans nos pensées sans cesse, pourtant cela ne veut nullement dire que l’Islam nous incite à souhaiter la mort, mais bien au contraire.Le Prophète(صلى الله عليه و سلم) nous dit : « Le meilleur d’entre vous est celui qui a eu la vie la plus longue et l’œuvre la meilleure ».

Comment oublier la mort ou l’ignorer, alors qu’elle s’empare de nous et commence à nous ronger le jour même de notre naissance, en procédant quotidiennement à la réduction de notre durée de vie, jour après jour.Nous sommes donc considérés comme mort le jour même de notre naissance.Toute notre vie ici -bas et aussi longue soit-elle n’est en fait qu’une durée de temps et une mort graduelle, et chaque jour qui passe est une partie de nous même qui s’en va.

La mort dans le fonds n’est pas une fin en soi, au contraire, c’est une renaissance, c’est la fin d’une étape et le début d’une autre étape de vie, plus meilleure et agréablement éternelle.

La mort est pour le croyant un grand souci, une préoccupation majeure, une inquiétude permanente qui trouble la tranquillité de son esprit, tourmente sa sérénité et la paix de son âme. Il doit y penser et s’en rappeler aussi souvent que possible, car en agissant ainsi, le croyant pourrait largement éviter le mal et courir derrière la pratique du bien.

Le croyant en Islam ne craint pas la mort qui n’est autre que le passage d’une vie éphémère à une autre vie éternellement éternelle. La grande inquiétude est le fait d’éviter la mort spirituelle, celle du cœur.

A l’époque du Prophète(صلى الله عليه و سلم), les nobles Compagnons(رضي الله عنهم) ne fuyaient pas la mort, au contraire, ils allaient à son encontre, ils défiaien la mort, ils s’offraient à elle corps et âmes dans les vastes espaces meurtriers.Notamment lors des batailles qui étaient alors leur grande fierté, et dans toutes les circonstances qui risquaient de porter atteinte à la bonne image de l’Islam ou exposaient la religion à un quelconque danger et ce, au risque de leurs vies.

Le meilleur parmi eux et le plus avantagé était celui que le Prophète(صلى الله عليه و سلم) désignait pour participer aux combats.La mort n’était pas pour eux une appréhension, au contraire elle était considérée pour eux comme une grande épreuve de foi et de courage, une épreuve pareille à toutes les autres épreuves de la vie que Dieu à prescrit pour l’humanité entière.La mort pour ces pieux et vertueux Compagnons (رضي الله عنهم), était considérée comme une délivrance, une sorte de liberté et un grand soulagement qui leur permettait de quitter cette basse vie, « sains et saufs » et avec un minimum de péchés.

La véritable vie se trouve dans la pensée et l’évocation permanentes de la mort pour le véritable croyant en Dieu. Au lieu d’apprendre la vie, il nous serait plus préférable d’apprendre la mort.Parlons-en souvent et sans complexe pour bien vivre, évitons surtout de l’oublier et d’en faire un  sujet tabou, pour ne pas mourir spirituellement, en courant derrière la vie et en oubliant l’éternité.

L’homme sage ne doit pas craindre la mort, mais doit craindre et se préserver de la vie et ses tribulations dangereuses, ses passions, ses dominations maléfiques qui ne mènent indubitablement qu’à la ruine et à la perdition éternelles de l’âme.

De toute façon la mort est notre prédestination à tous, elle vit avec nous en permanence, elle ne nous quitte pas d’une semelle,la mort est aussi prés de nous que notre veine jugulaire. D’ailleurs elle nous emporte toutes les nuits où nos âmes nous quittent pour le ciel et ce n’est qu’au moment de notre réveil qu’elle rejoint nos corps. La mort est immuablement le salut éternel ou la damnation de la créature humaine.

Mais nous ne devons surtout pas oublier que tout homme, au moment de sa mort se voit dévoiler les mondes invisibles. Il voit entre autres les Anges et sa place future soit au Paradis, soit en Enfer. Il a ainsi la pleine conviction du bien fondé des saintes Ecritures et nul ne quitte ce monde sans être croyant. Seulement ceux qui ne croient que dans cette phase ultime de leur vie ici-bas, ne seront pas agréés du Seigneur et ne sont croyants que ceux qui ont cru avant de voir de leurs yeux, c’est-à-dire ceux qui ont cru aux mondes invisibles. Un hadith célèbre nous dit qu’Allah accepte le repentir quant il vient avant l’agonie.

Allah le Très-Haut a dit :

Chapitre 63 - versets 9 à 11: «O vous qui avez cru! Ne vous laissez pas distraire de l’évocation de Dieu par vos biens et par vos enfants. Celui qui s’en laisse distraire, ce sont ceux-là les perdants (9). Dépensez (au service de Dieu) de ce que Nous vous avons octroyé avant que la mort ne vienne à l’un de vous et qu’il dise alors: «Seigneur! Si tu me donnais un court sursis afin que je fasse l’aumône et que je fasse partie des vertueux?» ( 10) Or jamais Dieu ne donne de sursis à une âme quand son heure arrive. Dieu est parfaitement au courant de ce que vous faites (11)».

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit :Selon Ibn ‘Omar (رضي الله عنهما), en le saisissant par l’épaule: «Sois dans ce bas-monde comme un étranger ou comme quelqu’un de passage». Le fils de ‘Omar (رضي الله عنهما) disait pour sa part: «Quand tu es au soir, n’attends pas le matin et quand tu es au matin, n’attends pas le soir. Prends de ta bonne santé pour ta maladie et de ta vie pour ta mort». (Rapporté par Al Boukhâri) .the-end.jpg




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