Les différents courants de l’islam !

Le sunnisme

 

Le sunnisme constitue le courant majoritaire de l’islam. La plupart des musulmans du monde sont des sunnites, ainsi appelés du fait de l’importance qu’ils accordent à la Sunna, c’est-à-dire à la tradition orale qui retransmet l’ensemble des paroles et des actions du prophète Mohammed ‘ paix et bénédiction dAllah sur lui) et que tous les croyants doivent s’efforcer d’imiter. Le Coran et la Sunna sont considérés comme les deux sources principales de la loi islamique. Les chiites dont il sera question ci-dessous soulignent eux aussi l’importance de la Sunna, mais y incluent les paroles et les actions de leurs imams.

 

Selon la loi sunnite, il faut s’en tenir rigoureusement à l’enseignement de Mohammed (paix et bénédiction sur lui) et suivre son exemple en cas de doute sur une question religieuse ou juridique. Les injonctions du Coran appelant à «obéir à Allah et à son Prophète» sont régulièrement citées pour justifier cette idée. Selon le sunnisme, les compagnons du Prophète, lorsque celui-ci était encore en vie, s’appliquèrent à se rappeler ses paroles et ses gestes et les transmirent fidèlement après sa mort à la génération suivante, qui les passa à son tour à la suivante, et ainsi de suite. On appelle hadiths les nombreuses anecdotes au sujet des paroles et des actions du Prophète. Il existe pour chaque hadith une liste des noms (isnad) de ceux qui l’ont transmis de génération en génération, remontant jusqu’au compagnon qui le tenait du Prophète lui-même. Pour les sunnites, ces chaînes de noms garantissent l’authenticité de ces hadith s. Après la mort du Prophète, chaque fois qu’il fallait trouver une réponse à une question religieuse ou juridique, on examinait avec soin le Coran et la Sunna pour y trouver une réponse. Cette démarche assure l’immense autorité dont le Prophète jouit dans l’islam, en particulier dans l’islam sunnite.

 

Six recueils de hadiths furent finalement considérés comme authentiques et acceptés par l’ensemble des musulmans sunnites comme faisant autorité et possédant un statut plus élevé que d’autres collections existantes. Ce sont les recueils d’al-Bukhari, de Muslim ibn Hajjaj, d’Ibn Maja, d’Abu Dawoud, d’al-Tirmidhi et d’al-Nasa’i, véritables textes canoniques pour les sunnites, dont l’autorité vient immédiatement après celle du Coran. Puisque l’enseignement du Prophète (paix et bénédiction sur lui) qui y est donné est d’inspiration divine, ces écrits sont tenus eux-mêmes pour une forme de révélation de Dieu. Aussi sont-ils traités avec un grand respect, faisant l’objet de somptueuses éditions manuscrites et imprimées. La majeure partie du monde musulman étant placée traditionnellement sous l’autorité des califes de Bagdad, le sunnisme finit par dominer les autres courants musulmans.

 

Les sunnites ou Les gens de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah représentent environs 90 % des musulmans, les chiites environs 10 %. .

 

 

Le chiisme

 

Les chiites constituent actuellement 10 % de l’islam. Ils sont majoritaires en Iran, en Irak et chez les musulmans du Liban.

 

Le terme vient de l’arabe chî’at ‘Alî (= le parti d’Ali).

 

La raison première de l’opposition entre sunnites et chiites tient à la question du califat. Pour les kharédjites, n’importe quel musulman, digne et apte, pouvait être élu à la suprême dignité. Les sunnites avaient limité le cercle de l’éligibilité aux membres de la tribu du prophète (les Qoréich).. Les chiites, eux, étaient partisans de la succession héréditaire de droit divin.

 

Pour les sunnites, le calife n’est que le souverain temporel chargé de protéger le cadre religieux de l’Etat, mais sans magistère religieux.

 

Chez les chiites, l’Imam (c’est ainsi que s’appelle le calife ) possède une science surhumaine, son enseignement a valeur définitive. Il est impeccable, infaillible, il connaît les choses cachées. Pour les sunnites, l’impeccabilité et l’infaillibilité sont réservées aux prophètes et la connaissance des choses cachées à Dieu

 

Coran et hadith.

 

Les chiites n’admettent pas l’intégrité de la recension du Coran par Othman. Elle aurait été expurgée des passages favorables à Ali. Mais en pratique, ils doivent s’en contenter, puisqu’il n’y a pas d’autre recension du Coran.

 

Une autre source de la théologie et du droit, sont les traditions ou hadîth. Ces traditions ont souvent le même contenu que chez les sunnites, mais leur chaîne de garants (isnâd) est plus courte et remonte en général à Ali ou à un Imam. Les recueils de hadiths des chiites (Al-Kulayni, en iranien, etc..) sont donc différents de ceux des sunnites.

 

La troisième source de théologie et de droit, le consensus chez les sunnites, n’existe pas dans le chiisme, puisque l’Imam est infaillible. Les chiites ont leurs propres écoles de droit. Les différences entre les écoles chiites et sunnites sont peu importantes. La plus connue est celle concernant le mariage temporaire (mut’a), fondée sur Coran 4.24 (recension d’Ibn Mas’ûd et d’Ibn Ubayy), maintenu par les chiites et abrogé par les sunnites.

 

Glorification d’Ali

 

Pour les chiites, Mohammed n’est pas mort dans les bras d’Aïcha, mais dans les bras de sa fille Fâtima, femme d’Ali. C’est Ali qui joua le rôle principal aux obsèques: il lava le corps du Prophète, l’oignit de camphre).

 

LE SOUFISME

 

 

Le soufisme (arabe : تصوف [tassawwuf]) est une doctrine et une pratique mystique de l’islam qui apparut au VIIIe siècle de l’ère chrétienne et dès les premiers temps de l’avènement de l’islam. Cette pratique se fonde essentiellement sur le Coran et la sunna (tradition prophétique).

 

Le tassawwuf, cœur de l’Islam, est l’islam vécu dans sa plénitude. Il correspond au degré de l’excellence de la foi et du comportement (al-ihsân) qui par la purification du cœur conduit à la sincérité spirituelle (ikhlâs) permettant d’accueillir la Lumière divine, par laquelle on connaît, par laquelle on voit. Ce n’est pas parce que le mot « soufisme » n’était pas en usage aux premiers temps de l’Islam que sa réalité était absente. Au contraire, quand une chose est entièrement vécue par tous, on n’a pas besoin de la désigner. Ce n’est que «lorsque la mondanité se répandit et que les hommes devinrent de plus en plus dépendants des attaches de cette vie, ceux qui se consacrèrent à l’adoration de Dieu se distinguèrent des autres par l’appellation de soufis» (Muqqaddimah, chap XI)

 

Celui qui arrive au but, -le soufi- après avoir mené le grand combat, dépouillé de son individualité (ego) et délivré de toutes les visions partielles et illusoires qui y sont attachées, prend vie en Dieu, et n’agit que par Lui ainsi qu’Il l’a dit : « Mon Serviteur ne s’approche pas de Moi par quelque chose que J’aime davantage que par les actes que Je lui ai prescrits, Il ne cesse de s’approcher de Moi par les œuvres surérogatoires jusqu’à ce que Je l’aime. Et lorsque Je l’aime, Je suis son ouïe par laquelle il entend, sa vue par laquelle il voit, sa main par laquelle il saisit… » (Hadith qoudsi rapporté par Al-Bokhari)

 

Ce mouvement serait le résultat de ce verset coranique tenu pour être un encouragement au dhikr, à la mystique :

 

« Reste en la compagnie de ceux qui, matin et soir, invoquent leur Seigneur en désirant sa Face. » (Coran XVIII ; 28)

 

« L’islam est la religion de l’unicité de Dieu, de l’amour et de la paix. Il symbolise l’effort permanent, le combat incessant pour l’excellence du comportement, et la sincérité du culte ; le soufisme en est le cœur. C’est la voie de la connaissance de Dieu, et de la sérénité de l’âme. » (Hamza al Qâdiri al Boutchichi).

 

 

LE SALAFISME

 

 

 

 

 

Le salafisme, appelé en arabe le minhadj salafi, est un mouvement revendiquant un retour à l’islam des origines.

 

Étymologiquement, salafisme (en arabe : السلفية as-salafiyyah) provient du mot salaf, prédécesseur ou ancêtre, qui désigne les compagnons de Mohamed et les deux générations qui leur succédèrent.

 

On appelle les adhérents au salafisme les salafis (et non pas les salafistes, erreur souvent commise par les médias).

 

Les principaux fondements du salafisme

Insister sur le tawhid (monothéisme) dont ils distinguent trois branches, ce qui est une différenciation nette vis à vis des autres théologiens musulmans :

Tawhîd ur-rubûbiyyah : L’unicité d’Allah comme créateur, et pourvoyeur aux besoins de ses créatures.

 

Tawhîd ul-Ulûhiyyah : Le fait de consacrer tous ses actes d’adoration à Allah et à lui seul. Ils affirment que la première mission de tous les prophètes a été d’appeler les gens à se conformer à cet aspect du monothéisme.

 

Tawhîd ul-Asmâ`i was-Sifât : Le fait d’accepter le sens apparent des attributs et actes divins qui apparaissent dans le Coran et la Sunna authentique, sans les interpréter de façon métaphorique, et sans les assimiler aux attributs humains.

 

Revenir à la religion telle que pratiquée par les “pieux prédecesseurs” et dénoncer toute innovation dans les préceptes ou les pratiques religieuses, ce qui les amène bien souvent à dénoncer des choses qui ne sont pas reconnus comme des innovations par le consensus des sunites traditionnels.

 

Aucune parole ou avis d’aucune personne ne doit primer sur les textes du Coran et de la Sunna. Ils citent ainsi souvent la parole de l’Imâm Mâlik : “L’avis de toute personne est susceptible d’être accepté ou refusé, sauf [les paroles de] celui qui gît dans cette tombe”, montrant la tombe du Prophète, ou celle de l’Imâm Ach-Châfi’iy : “Si le hadith se révèle authentique [alors qu’il se contredit avec ma parole], alors jetez ma parole contre le mur”.

 

 

Source : http://muslim69delyon.skyrock.com/islamisme.jpg




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